C'est un jour de septembre...

Publié le par Controv'esc

C’est un jour de fin septembre. Il fait du soleil. Malgré la crise financière, les passants semblent insouciants et déambulent sous les feuilles mortes qui virevoltent vers le sol.

Chute inexorable que la leur, symbole d’une saison qui s’achève, d’une nature qui s’endort pour mieux se réveiller, plus belle encore. Peut-on, ô mortels que nous sommes suivre le même dessein, au gré des aléas de la vie ?

Doit-on connaître l’hiver à jamais, alterner et subir joies et tremblements ? Doit-on être tributaire de soi, de son caractère, de ses tourments, de sa fierté ?

Histoire banale que celle d’un homme licencié qui tombe dans l’alcoolisme et que sa femme quitte. Paquebot géant abîmé en mer, semble résister. Illusion parfaite. Rongé, il sombrera vers le fond lorsque les forces qui s’exercent sur lui auront eu raison des siennes.

Histoire banale que celle d’une rencontre furtive qui ne se concrétisera pas. Garçon blessé qui peine à se reconstruire, comme ce rosier qui ne veut refleurir, et n’a pour lui que des épines.

D’aucuns pensent que se retourner c’est refuser de vivre l’avenir, s’enfoncer dans le passé. Un passé glorieux duquel on rêve. Certainement. Mais, alors que chaque seconde vous tiraille, que chaque note de musique, chaque lieu, chaque pensée vous poignardent par le souvenir qu’ils réveillent en vous, comment ne pas y succomber ?

C’est certain, des jours meilleurs viendront. L’espoir fait vivre, et qui vivra verra. Comme quoi, les proverbes ont cela de bon qu’ils vous raccrochent à la vie. Etroit fil que l’on croit parfois bon de vouloir rompre. A tort, plus que souvent.

S’alcooliser pour s’évader. S’illustrer en sport. Devenir le meilleur professionnellement pour s’offrir une reconnaissance légitime, celle là même que l’autre vous accordait.

Une époque s’est achevée. Définitivement. J’ai hésité à utiliser l’interrogation, mais il faut se rendre à l’évidence : les temps dorés sont oxydés. Emportées par le vent de l’existence, métamorphosées, ces créatures sont aujourd’hui loin. Marie, Marianne et d’autres encore. Loin de moi, de toi, de nous, de tout.

Mademoiselle, j’ai des secrets, des choses que je sais, que je tais. Mademoiselle j’ai des regrets, des trucs pas très chics que j’ai faits. Mademoiselle j’ai mes raisons, une foule de questions un prénom…

 

                                                                                                                                                                                            MADMAX

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