Le doute nous habite
Le doute nous habite. Même diffus, insidieux, il est là, quelque part en chacun de nous. Qu’entends-je par doute ? Ni plus ni moins que la source de tous nos comportements égoïstes, agressifs et inhumains dans le pire des cas – autrement dit, dans le pire des doutes.
Voilà donc ce qui m’a frappé, comme une évidence. Peut-être vous souvenez-vous de « ma » définition de la tolérance ? L’acceptation du doute fondamental, du doute ultime : nous ne saurons jamais saisir le concept d’infini ni celui de notre finalité, si d’aventure elle existe. Le fait est que rare sont les gens qui peuvent accepter ce doute fondamental. Mais j’y reviendrai plus tard. Car le doute s’exprime à plusieurs niveaux. Nul besoin de se confronter à l’infini pour le ressentir.
Qu’est-ce que l’Amour ? Un profond sentiment d’attachement ? Sans aucun doute. Mais qu’est ce qui le motive réellement ? N’est-ce pas le désir de se voir magnifique dans le regard de l’autre, d’être reconnu digne d’un amour réciproque ? Cette façon de voir les choses peut vous être choquante, à votre guise ; je la trouve romantique. Mais ce n’est pas le sujet. Je veux simplement dire que si l’Amour vit dans le regard de l’autre, ce que le notre n’est pas suffisant à notre propre estime. Nous doutons. Nous recouvrons nos doutes (suis-je attirant, suis-je intéressant…) de cet amour que nous recevons. Mais nous ne les supprimons pas, car sitôt le regard de l’autre disparu, ils reviennent, en force, plus douloureux et blessants que jamais. Ainsi la rupture est un temps de doutes profonds…
La vie sociale est pleine de cette recherche frénétique du regard de l’autre. Pensez-y, nous agissons constamment dans ce but. Lorsque le doute est amoureux, les comportements restent souvent raisonnables, quoique trop souvent la haine envahisse les poings lâches d’hommes qui frappent, pour oublier qu’ils se détestent encore plus… Mais qu’en est il de nos relations sociales ? Parce que notre propre regard ne suffit pas, certains écrasent les autres, pour ne plus douter. D’autres montrent une parfaite indifférence, un mépris insolent… Le doute…
Lorsque enfin les hommes se confrontent au doute ultime, les conséquences ne sont plus seulement regrettables mais terribles et inexcusables, horribles et tragiques… Qu’est ce qui explique les atrocités commises par les hommes ? La bêtise humaine ? Je doute fort que sans une grande intelligence on puisse orchestrer un génocide. Voilà ce qui m’a frappé. Ce doute intolérable de n’être que des hommes, de ne pouvoir comprendre l’infini. Les hommes accepteraient tout plutôt que ce doute, même la folie. Et il la cultive avec ardeur car ils disposent d’un outil puissant et implacable, LE DOGME…
Comment poser des limites à un doute qui ne peut en avoir ? Par le dogme, c’est-à-dire l’affirmation absolue d’une vérité établie. Comme des œillères que l’on met aux chevaux pour qu’ils ne puissent voir que le chemin qu’on leur a indiqué. Si chaque homme voulait se poser de telles limites artificielles, pour oublier ce doute fondamental, libre à eux, bien évidemment. Mais vous savez maintenant que l’on ne peut se contenter de son propre regard. Les dogmes, qu’ils soient scientifiques ou religieux, ne trouvent leur place dans le cœur des hommes que s’ils sont reconnus par l’autre. Pressentez-vous l’horreur de la chose ? Le devinez-vous ce monstre qui ravage l’humanité depuis des milliers d’années ? On ne convainc pas, ni ne persuade autrui d’accepter un dogme. On lui impose. Par la force. Et depuis la nuit des temps les hommes sont prêts à tout pour cela, jusqu’aux pires atrocités. Des amis se brouillent, des familles se brisent. Des femmes sont vitriolées, des hommes décapités. On persécute, on massacre, on continue de prohiber le préservatif en Afrique… Au nom du dogme, seul moyen que nous ayons trouvé pour oublier que nous ne sommes que des hommes.
Quelle folie…
Voilà donc ce qui m’a frappé, comme une évidence. Peut-être vous souvenez-vous de « ma » définition de la tolérance ? L’acceptation du doute fondamental, du doute ultime : nous ne saurons jamais saisir le concept d’infini ni celui de notre finalité, si d’aventure elle existe. Le fait est que rare sont les gens qui peuvent accepter ce doute fondamental. Mais j’y reviendrai plus tard. Car le doute s’exprime à plusieurs niveaux. Nul besoin de se confronter à l’infini pour le ressentir.
Qu’est-ce que l’Amour ? Un profond sentiment d’attachement ? Sans aucun doute. Mais qu’est ce qui le motive réellement ? N’est-ce pas le désir de se voir magnifique dans le regard de l’autre, d’être reconnu digne d’un amour réciproque ? Cette façon de voir les choses peut vous être choquante, à votre guise ; je la trouve romantique. Mais ce n’est pas le sujet. Je veux simplement dire que si l’Amour vit dans le regard de l’autre, ce que le notre n’est pas suffisant à notre propre estime. Nous doutons. Nous recouvrons nos doutes (suis-je attirant, suis-je intéressant…) de cet amour que nous recevons. Mais nous ne les supprimons pas, car sitôt le regard de l’autre disparu, ils reviennent, en force, plus douloureux et blessants que jamais. Ainsi la rupture est un temps de doutes profonds…
La vie sociale est pleine de cette recherche frénétique du regard de l’autre. Pensez-y, nous agissons constamment dans ce but. Lorsque le doute est amoureux, les comportements restent souvent raisonnables, quoique trop souvent la haine envahisse les poings lâches d’hommes qui frappent, pour oublier qu’ils se détestent encore plus… Mais qu’en est il de nos relations sociales ? Parce que notre propre regard ne suffit pas, certains écrasent les autres, pour ne plus douter. D’autres montrent une parfaite indifférence, un mépris insolent… Le doute…
Lorsque enfin les hommes se confrontent au doute ultime, les conséquences ne sont plus seulement regrettables mais terribles et inexcusables, horribles et tragiques… Qu’est ce qui explique les atrocités commises par les hommes ? La bêtise humaine ? Je doute fort que sans une grande intelligence on puisse orchestrer un génocide. Voilà ce qui m’a frappé. Ce doute intolérable de n’être que des hommes, de ne pouvoir comprendre l’infini. Les hommes accepteraient tout plutôt que ce doute, même la folie. Et il la cultive avec ardeur car ils disposent d’un outil puissant et implacable, LE DOGME…
Comment poser des limites à un doute qui ne peut en avoir ? Par le dogme, c’est-à-dire l’affirmation absolue d’une vérité établie. Comme des œillères que l’on met aux chevaux pour qu’ils ne puissent voir que le chemin qu’on leur a indiqué. Si chaque homme voulait se poser de telles limites artificielles, pour oublier ce doute fondamental, libre à eux, bien évidemment. Mais vous savez maintenant que l’on ne peut se contenter de son propre regard. Les dogmes, qu’ils soient scientifiques ou religieux, ne trouvent leur place dans le cœur des hommes que s’ils sont reconnus par l’autre. Pressentez-vous l’horreur de la chose ? Le devinez-vous ce monstre qui ravage l’humanité depuis des milliers d’années ? On ne convainc pas, ni ne persuade autrui d’accepter un dogme. On lui impose. Par la force. Et depuis la nuit des temps les hommes sont prêts à tout pour cela, jusqu’aux pires atrocités. Des amis se brouillent, des familles se brisent. Des femmes sont vitriolées, des hommes décapités. On persécute, on massacre, on continue de prohiber le préservatif en Afrique… Au nom du dogme, seul moyen que nous ayons trouvé pour oublier que nous ne sommes que des hommes.
Quelle folie…
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